
Jan 08
PAROLES DU SAINT PAPE LÉON XIV (Lc 4, 14-22a)

Alors que le soleil se couche et que la faim s'intensifie, tandis que les apôtres exhortent à renvoyer la foule, le Christ nous surprend par sa miséricorde. Il éprouve de la compassion pour les affamés et invite ses disciples à prendre soin d'eux : la faim n'est pas un besoin étranger à la proclamation du Royaume et au témoignage du salut. Au contraire, cette faim concerne notre relation avec Dieu. Pourtant, cinq pains et deux poissons ne semblent pas suffisants pour nourrir la foule : en apparence raisonnables, les calculs des disciples révèlent leur manque de foi. Car, en réalité, avec Jésus, nous avons tout ce dont nous avons besoin pour donner force et sens à notre vie. À l'appel de la faim, en effet, il répond par le geste du partage : il lève les yeux, récite la bénédiction, rompt le pain et nourrit tous ceux qui sont présents (cf. v. 16). Les gestes du Seigneur n'inaugurent pas un rituel magique complexe, mais témoignent simplement de sa gratitude envers le Père, de la prière filiale du Christ et de la communion fraternelle soutenue par l'Esprit Saint. Pour multiplier les pains et les poissons, Jésus distribue ce qu'il a : c'est ainsi qu'il y en a assez pour tous, et même plus qu'il n'en faut. Après avoir mangé à satiété, ils ramassèrent douze paniers (cf. v. 17). C'est cette logique qui sauve les affamés : Jésus agit selon la volonté de Dieu, leur enseignant à faire de même. (Léon XIV – Messe solennelle du Très Saint Corps et Sang du Christ, 22 juin 2025)