PAROLES DU SAINT PAPE BENOÎT XVI
Reçu
La trahison de Judas demeure quoi qu'il en soit un mystère. Jésus l'a traité en ami (cf. Mt 26, 50), mais dans ses invitations à le suivre sur la voie des béatitudes, il ne forçait pas les volontés et ne les protégeait pas non plus contre les tentations de Satan, respectant la liberté humaine. En effet, les possibilités de perversion du coeur humain sont vraiment nombreuses. La seule façon d'y remédier consiste à ne pas cultiver une vision des choses uniquement individualiste, autonome, mais au contraire à se remettre toujours à nouveau du côté de Jésus, en assumant son point de vue. Nous devons chercher, jour après jour, à être en pleine communion avec Lui. Rappelons-nous que Pierre aussi voulait s'opposer à lui et à ce qui l'attendait à Jérusalem, mais il fut sévèrement réprimandé: "Tes pensées ne sont pas celles de Dieu mais celles des hommes" (Mc 8, 32-33)! Pierre, après sa chute, s'est repenti et a trouvé le pardon et la grâce. Judas aussi s'est repenti, mais son repentir a dégénéré en désespoir, se transformant ainsi en autodestruction. C'est pour nous une invitation à toujours nous rappeler ce que dit saint Benoît à la fin du chapitre V de sa "Règle", qui est fondamental: "Ne désespère jamais de la miséricorde divine". (Benoît XVI – Audience générale, 18 octobre 2006)