
Jun 02
PAROLES DU SAINT PAPE FRANÇOIS (Mc 12,13-17)

Jésus tire de la question qui lui est posée par les pharisiens, une interrogation plus radicale et vitale pour chacun de nous, une question que nous pouvons nous poser: à qui est-ce que j’appartiens? A la famille, à la ville, aux amis, à l’école, au travail, à la politique, à l’Etat? Oui, certainement. Mais avant tout — nous rappelle Jésus — tu appartiens à Dieu. Voilà quelle est l’appartenance fondamentale. C’est Lui qui t’a donné tout ce que tu es et tout ce que tu as. Et donc, jour après jour, nous pouvons et nous devons vivre notre vie dans la re-connaissance de notre appartenance fondamentale et dans la re-connaissance du cœur envers notre Père, qui crée chacun de nous individuellement, unique, mais toujours à l’image de son Fils bien-aimé, Jésus. C’est un mystère magnifique. Le chrétien est appelé à s’engager concrètement dans les réalités humaines et sociales sans opposer «Dieu» et «César»; opposer Dieu et César serait une attitude fondamentaliste. Le chrétien est appelé à s’engager concrètement dans les réalités terrestres, mais en les éclairant avec la lumière qui vient de Dieu. Se remettre en priorité à Dieu et l’espérance en Lui ne comportent pas de fuite de la réalité, mais au contraire de rendre activement à Dieu ce qui lui appartient. C’est pour cela que le croyant regarde la réalité future, celle de Dieu, pour vivre la vie terrestre en plénitude, et répondre avec courage à ses défis.. (Pape François, Angélus, 22 octobre 2017)