Jun 30
PAROLES DU SAINT PAPE LÉON XIV
Nous pouvons nous retrouver précisément dans l’Evangile que nous avons écouté, en observant la peur des disciples dans la tempête, une peur qui est celle d’une grande partie de l’humanité. Mais (…) nous confessons — et nous pouvons le dire plusieurs fois: il y a de l’espérance! Nous l’avons rencontrée en Jésus. Il calme encore la tempête. Son pouvoir ne perturbe pas, mais crée; il ne détruit pas, mais fait exister en donnant une nouvelle vie. Et nous aussi, nous nous demandons: «Quel est celui-ci, que même les vents et la mer lui obéissent?» (Mt 8, 27).

L’étonnement, que cette question exprime, est le premier pas qui nous fait sortir de la peur. Autour du lac de Galilée, Jésus avait habité et prié. C’est là qu’il avait appelé ses premiers disciples dans leurs lieux de vie et de travail. Les paraboles, à travers lesquelles il annonçait le Royaume de Dieu, révèlent un lien profond avec cette terre et avec ces eaux, avec le rythme des saisons et la vie des créatures.

L’évangéliste Matthieu décrit la tempête comme une «agitation» de la terre (le mot seismos): Matthieu utilisera le même terme pour le tremblement de terre au moment de la mort de Jésus et à l’aube de sa résurrection. Sur cette agitation le Christ s’élève, il se tient debout: ici l’Evangile nous fait déjà voir le Ressuscité, présent dans notre histoire renversée. La menace que Jésus adresse au vent et à la mer manifeste sa puissance de vie et de salut, qui domine les forces devant lesquelles les créatures se sentent perdues. (Pape Léon, Homélie du 9 juillet 2025)