
Sep 27
PAROLES DU SAINT PAPE FRANÇOIS (Lc 9, 46-50)

Jésus (...) après avoir parlé du primat du service, accomplit un geste. Nous avons vu que les gestes de Jésus sont plus forts que les mots qu’il utilise. Et quel est le geste? Il prend un enfant et le place au milieu des disciples, au centre, au lieu le plus important. L’enfant, dans l’Evangile, ne symbolise pas tant l’innocence que la petitesse. Parce que les petits, comme les enfants, dépendent des autres, des grands, ont besoin de recevoir. Jésus embrasse cet enfant et dit que celui qui accueille un petit, un enfant, L’accueille (cf. v. 37). Voilà avant tout qui servir: ceux qui ont besoin de recevoir et qui n’ont rien à donner en retour. (...) En accueillant ceux qui sont en marge, délaissés, nous accueillons Jésus parce qu’Il est là. Et dans un petit, dans un pauvre que nous servons, nous recevons également la tendre étreinte de Dieu.
Chers frères et sœurs, interpellés par l’Evangile, posons-nous quelques questions: moi, qui suis disciple de Jésus, est-ce que je m’intéresse à qui est plus délaissé? Ou, comme les disciples ce jour-là, est-ce que je recherche les gratifications personnelles? Est-ce que je perçois la vie comme une compétition pour me faire une place au détriment des autres ou bien est ce que je crois qu’être le premier signifie servir? Et, concrètement, est-ce que je con-sacre du temps à des «petits», à une personne qui n’a pas les moyens de donner quelque chose en retour? Est-ce que je m’occupe de quelqu’un qui ne peut rien me donner en retour ou uniquement de ma famille et de mes amis? Le pape François, Angélus du 19 septembre 2021