Oct 04
PAROLES DU SAINT PAPE FRANÇOIS (Mt 21, 33-43)
Aujourd’hui, l’Evangile nous présente une parabole dramatique, avec un épilogue triste (cf. Mt 21, 33-43). Le propriétaire d’un terrain y a planté une vigne et l’a bien entretenue ; puis, devant partir, il la confie à des vignerons. Au moment de la vendange, il envoie ses serviteurs pour la récolter. Mais les vignerons les maltraitent et les tuent ; puis le maître envoie son fils, et ils le tuent lui aussi. Comment cela se fait-il ? Qu’est-ce qui ne va pas ? (…)

Avec cette parabole, Jésus nous rappelle ce qui se passe quand l’homme se fait des illusions et oublie la gratitude, oublie la réalité fondamentale de la vie : que le bien vient de la grâce de Dieu, que le bien vient de son don gratuit. Quand on oublie cela, la gratuité de Dieu, on finit par vivre sa condition et sa limite non plus avec la joie de se sentir aimés et sauvés, mais avec la triste illusion de n’avoir besoin ni d’amour, ni de salut. On cesse de se laisser aimer et on se retrouve prisonnier de sa propre avidité, prisonniers du besoin d’avoir quelque chose de plus que les autres, de vouloir se distinguer des autres. Ce processus est laid, et souvent il arrive à nous aussi. Réfléchissons-y sérieusement. De là naissent tant d’insatisfactions et de récriminations, tant d’incompréhensions et d’envies ; et, poussés par le ressentiment, on peut tomber dans le tourbillon de la violence. Oui, chers frères et sœurs, l’ingratitude engendre la violence, elle nous enlève la paix et nous fait entendre et parler en hurlant, sans paix, alors qu’un simple « merci » peut ramener la paix ! (Pape François, Angélus, 8 octobre 2023)