
Aug 26
PAROLES DU SAINT PAPE FRANÇOIS (Mt 23, 27-32)

Le cœur de ces gens, de ce petit groupe, s'était tellement endurci avec le temps qu'il leur était impossible d'entendre la voix du Seigneur. De pécheurs, ils avaient glissé, ils étaient devenus corrompus. Il est si difficile pour une personne corrompue de se repentir. Le pécheur, oui, car le Seigneur est miséricordieux et nous attend tous. Mais la personne corrompue est obnubilée par ses propres intérêts, et ceux-ci étaient corrompus. Et ils se justifient ainsi, car Jésus, dans sa simplicité mais aussi dans sa force divine, les dérangeait. (...) Ils ont rejeté l'amour du Seigneur, et ce rejet signifiait qu'ils empruntaient un chemin qui n'était pas celui de la dialectique de la liberté que le Seigneur offrait, mais celui de la logique de la nécessité, où il n'y a pas de place pour le Seigneur. Dans la dialectique de la liberté, il y a le Seigneur, bon et aimant, qui nous aime tant ! En revanche, dans la logique de la nécessité, il n'y a pas de place pour Dieu : il faut faire, il faut faire, il faut… Ils sont devenus des hommes de comportement. Des hommes de bonnes manières, mais aux mauvaises habitudes. Jésus les appelle des « tombeaux blanchis ». (...) Ceux qui se justifient ne comprennent ni la miséricorde ni la pitié. Au contraire, ceux qui aimaient tant Jésus avaient besoin de miséricorde et de pitié et sont allés les implorer auprès du Seigneur. (Pape François, Homélie, Messe pour les parlementaires italiens, 27 mars 2014)