Oct 31
PAROLES DU SAINT PAPE BENOÎT XVI (Lc 14, 1. 7-11)
Le Seigneur n'a pas pour intention de donner une leçon de savoir vivre, ou sur la hiérarchie entre les différentes autorités. Il insiste plutôt sur un point décisif, celui de l'humilité : « Qui s'élève sera abaissé, qui s'abaisse sera élevé » (Lc 14, 11). Dans un sens plus profond, cette parabole fait aussi penser à la position de l'homme par rapport à Dieu. La « dernière place », peut en effet représenter la situation de l'humanité dégradée par le péché, situation dont seule l'incarnation du Fils unique peut la relever. C'est pourquoi le Christ lui-même « a pris la dernière place dans le monde — la croix — et, précisément par cette humilité radicale, il nous a rachetés et il nous aide constamment » (Encyclique Deus caritas est, n. 35).

Au terme de la parabole, Jésus suggère au chef des pharisiens d'inviter à sa table non des amis, des parents ou de riches voisins, mais les personnes les plus pauvres et marginalisées, qui n'ont pas les moyens de le lui rendre (cf. Lc 14, 13-14), afin que le don soit gratuit.

La vraie récompense, c'est Dieu qui, à la fin, la donnera, lui qui « gouverne le monde... Nous, nous lui offrons uniquement nos services, pour autant que nous le pouvons, et tant qu'il nous en donne la force » (Encyclique Deus caritas est, n. 35). Donc, une fois encore, regardons vers le Christ comme un modèle d'humilité et de gratuité: apprenons de lui la patience dans les tentations, la douceur dans les offenses, l'obéissance à Dieu dans la douleur, dans l'attente que celui qui nous a invités nous dise : « Mon ami, avance plus haut » (cf. Lc 14, 10) ; le vrai bien en effet est d'être près de lui. (Pape Benoît XVI, Angélus, 29 août 2010)