Sep 03
PAROLES DU SAINT PAPE BENOÎT XVI (Lc 5, 1-11)
De cette façon, l’évangéliste montre comment les premiers disciples ont suivi Jésus en se fiant à Lui, en s’appuyant sur sa Parole, accompagnée aussi par des signes prodigieux. Nous observons que, avant ce signe, Simon s’adresse à Jésus en l’appelant « Maître », tandis qu’ensuite, il l’appelle « Seigneur » (v. 7). C’est la pédagogie de l’appel de Dieu, qui ne regarde pas tant les qualités des élus, mais leur foi, comme celle de Simon qui dit : « Sur ta parole, je vais jeter les filets » (v. 5)
(…) L’expérience de Pierre, assurément singulière, est également représentative de l’appel de chaque apôtre de l’Évangile, qui ne doit jamais se décourager d’annoncer le Christ à tous les hommes, jusqu’aux extrémités du monde. En outre, le texte d’aujourd’hui fait réfléchir sur la vocation au sacerdoce et à la vie consacrée. Celle-ci est l’œuvre de Dieu. L’homme n’est pas l’auteur de sa propre vocation, mais il répond à la proposition divine ; et la faiblesse humaine ne doit pas faire peur si Dieu appelle. Il faut avoir confiance dans sa force qui agit justement dans notre pauvreté ; il faut avoir toujours plus confiance dans la puissance de sa miséricorde, qui transforme et renouvelle.
Chers frères et sœurs, que cette Parole de Dieu ravive aussi en nous et dans nos communautés chrétiennes le courage, la confiance et l’élan pour annoncer et témoigner de l’Évangile. Que les échecs et les difficultés ne conduisent pas au découragement : c’est à nous qu’il revient de jeter les filets avec foi, le Seigneur fait le reste. (Benoît XVI, Angélus du 10 février 2013)