Sep 16
PAROLES DU SAINT PAPE FRANÇOIS (Lc 7,31-35)
« C’est précisément la classe dirigeante qui ferme la porte à la manière dont Dieu veut nous sauver. Ainsi peuvent se comprendre les dialogues vifs de Jésus avec la classe dirigeante de son temps : ils se disputent avec lui, le mettent à l’épreuve, lui tendent des pièges pour voir s’il tombe, car c’est la résistance à être sauvés. Jésus leur dit : « Mais je ne vous comprends pas ! Vous êtes comme ces enfants : « nous vous avons joué de la flûte, et vous n’avez pas dansé. Nous avons chanté des lamentations, et vous n’avez pas pleuré » ; « Nous voulons ce que nous voulons : nous voulons le salut à notre manière ! ». C’est toujours ce refus de la voie de Dieu. (…)

Ils ne croient pas à la miséricorde ni au pardon : ils croient aux sacrifices. « Je veux la miséricorde, pas des sacrifices. » Ils croient en un monde où tout est réglé, bien réglé, où tout est clair. C’est là le drame de la résistance au salut. Nous aussi, chacun d’entre nous porte ce drame en soi. Mais cela nous fera du bien de nous demander : (…) « Est-ce que je crois que Jésus est le Maître qui nous enseigne le salut, ou est-ce que je vais partout à la recherche de gourous qui m’en enseignent un autre ? Un chemin plus sûr, ou est-ce que je me réfugie sous la couverture des prescriptions et des nombreux commandements établis par les hommes ? Et ainsi, je me sens en sécurité et, avec cette – c’est un peu dur à dire – sécurité, j’achète mon salut, que Jésus donne gratuitement par la générosité de Dieu ? cela nous fera du bien aujourd’hui de nous poser ces questions. Et la dernière : est-ce que je résiste au salut de Jésus ? » (Pape François, homélie du 3 octobre 2014)