
Sep 17
PAROLES DU SAINT PAPE SAINT JEAN PAUL II (Lc 7, 36-50)

Jésus avait coutume d’accepter les invitations à table, non seulement de la part des « publicains », mais aussi des « pharisiens », qui étaient ses adversaires les plus acharnés. On le lit par exemple dans Luc : « Un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table.» (Lc 7, 36). (…) Au cours de ce repas, un événement vient jeter un nouvel éclairage sur l’attitude de Jésus envers la pauvre humanité, composée de tant de « pécheurs » que les soi-disant « justes » déprécient et condamnent. En effet, une femme connue dans la ville comme pécheresse se trouvait parmi les convives ; en pleurant, elle embrassait les pieds de Jésus et les oignait d’huile parfumée. S’ensuit alors un échange entre Jésus et le maître de maison, au cours duquel Jésus établit un lien essentiel entre le pardon des péchés et l’amour inspiré par la foi : « Ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour.… Puis il lui dit : « Tes péchés te sont pardonnés »… « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! » » (…)
Jésus agissait dans un esprit de grand amour envers l’être humain, en vertu de la profonde solidarité qu’il éprouvait envers ceux qui avaient été créés par Dieu à son image et à sa ressemblance. En quoi consiste cette solidarité ? Elle est la manifestation de l’amour qui trouve sa source en Dieu lui-même. Le Fils de Dieu est venu dans le monde pour révéler cet amour.
(Jean-Paul II, catéchèse du 10 février 1988)