Sep 21
PAROLES DU SAINT PAPE BENOÎT XVI (Lc 9,9-13)
"C'est l'amour qui me plaît et non les sacrifices, la connaissance de Dieu plutôt que les holocaustes" (Os 6, 6). Il s'agit d'une parole-clé, l'une de celles qui nous introduisent au cœur de l'Écriture sainte. Le contexte dans lequel Jésus la fait sienne est celui de la vocation de Matthieu, "publicain" de profession, c'est-à-dire collecteur d'impôts pour le compte de l'autorité impériale romaine : c'est pour cette raison qu'il était considéré comme un pécheur public par les juifs. L'ayant appelé précisément alors qu'il était assis au bureau des impôts, (…) Jésus se rendit chez lui avec les disciples et se mit à table avec d'autres publicains. Voici ce qu'il répondit aux pharisiens scandalisés : "Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades... Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs" (Mt 9, 12-13). Toujours attentif au lien entre l'Ancien et le Nouveau Testament, l'évangéliste Matthieu met alors dans la bouche de Jésus la prophétie d'Osée : "Allez apprendre ce que veut dire cette parole : C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices". (…) Cette parole de Dieu nous est parvenue, à travers les Évangiles, comme une des synthèses de tout le message chrétien : la vraie religion consiste dans l'amour de Dieu et du prochain. Voilà ce qui donne de la valeur au culte et à la pratique des préceptes. (Benoît XVI, Angélus du 8 juin 2008)