PAROLES DU SAINT PAPE BENOÎT XVI (Mt 6,24-34)
Reçu
Devant la situation de tant de personnes, proches et lointaines, qui vivent dans la misère, ce discours de Jésus pourrait paraître peu réaliste, voire évasif. En réalité, le Seigneur veut faire comprendre avec clarté que l'on ne peut pas servir deux maîtres : Dieu et la richesse. Celui qui croit en Dieu, Père plein d'amour pour ses enfants, met au premier plan la recherche de son royaume, de sa volonté. Et c'est justement le contraire du fatalisme ou d'un irénisme ingénu. La foi dans la Providence, en effet, ne dispense pas de la lutte difficile pour une vie digne, mais libère de l'anxiété pour les choses et de la peur du lendemain. Il est clair que cet enseignement de Jésus, tout en restant toujours vrai et valable pour tous, est mis en pratique de diverses façons selon les différentes vocations: un frère franciscain pourra le suivre de façon plus radicale, alors qu'un père de famille devra tenir compte de ses devoirs envers sa femme et ses enfants. Mais en tous cas, le chrétien se distingue par sa confiance absolue dans le Père céleste, comme Jésus. C'est précisément la relation avec Dieu le Père qui donne un sens à toute la vie du Christ, à ses paroles, à ses gestes de salut, jusqu'à sa passion, sa mort et sa résurrection. Jésus nous a montré ce que signifie vivre les pieds bien sur terre, attentifs aux situations concrètes du prochain, et en même temps, en gardant le cœur toujours au Ciel, plongé dans la miséricorde de Dieu. (Benoît XVI, Angélus, 27 février 2011)